Bandes Magnétiques Standard (1962 à 2000)
 

4,h

C'est IBM qui imposa pratiquement les premiers standards en matière de bandes magnétiques durant les années 1950.
On a écrit sur bande standard successivement en :
7 voies 200 bpi
7 voies, 200/556 bpi
9 voies, 556/800/1600 bpi
9 voies 6256 bpi.
La largeur est restée à 1/2 pouce pour ce type de bande.
La longueur habituelle était de 6400 pieds. La photo présente aussi deux modèles plus courts. La bobine 2.400 pieds a un diamètre de 10 pouce.
La capacité d'un ruban magnétique augmente en fonction de la grandeur des blocs de données écrites. Chaque bloc de donnée est en effet séparé du suivant par un "espace d'arrêt-marche" de longueur fixe et standard par type de ruban.
Pour donner une idée, une bande 800 bpi pouvait stocker maximum 5 Mb, une 6250 bpi, 150 Mb.

Ruban 800 bpi            
Longueur des blocs 100 1.000 2.000 3.000 4.000 5.000
Capacité du ruban 2.400 pieds, en octets 3.300.000 3.600..000 4.400.000 4.800.000 5.000.000 5.150.600
Débit utile en octets/sec, si dérouleur 60 Kc 7.900 36.100 45.100 49.200 51.500 53.000
Temps de défilement du ruban 6' 56 "         6' 28"

Emballés initialement dans des boitiers ronds en plastique, de nouveaux modèles de rubans apparaissent vers 1980 munis de bande plastique destinés aux appareils munis de dispositifs d'auto chargement.
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Quoique les constructeurs d'ordinateurs, tels que Bull GE, CII Honeywell Bull, IBM, ... ne fabriquaient pas ce produit,
ils le revendaient à leurs client avec une garantie et revêtus de leur marque. En effet, les utilisateurs se trouvaient souvent confrontés à des problèmes de lecture de leurs supports, sans savoir clairement s'il fallait en imputer la cause au lecteur de bande ou au support lui-même. La qualité des supports magnétiques fut longtemps sujette à caution pour certains produits vendus moins chers sur le marché.

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La conservation des données stokées sur bande posait des problèmes :
1) Un seul défaut apparu sur la bande après son écriture entraînait une "erreur de lecture" irrécupérable dans un programme standard : ignorer l'erreur ne permettait pas de savoir ce qui avait été ignoré ! le cas n'était pas rare.
2) Un ruban conservé trop longtemps restait magnétisé, mais si les lecteurs avaient entre-temps subi un réglage légèrement différent, la relecture pouvait nécessiter l'intervention d'un technicien spécialisé.
2) Afin de se prémunir contre ce type d'incidents, les fichiers permanents étaient conservés sur trois génération successives, ce qui entrainait un volume important de rubans à stocker et une organisation stricte de leur numérotation.
Si un fichier permanent du type "statistiques" n'avait plus été traité depuis plusieurs mois, il fallait le recopier.

Aux  bandes magnétiques classiques succédèrent les cassettes de ruban magnétique, plus compactes.
 

 

Anneau de protection à l'arrière de la bande.

Sticker début de bande

Sécurité d'écriture :

A l'arrière de la bobine se trouve un anneau en plastique amovible :
Le dérouleur n'écrivait sur le ruban que s'il repérait la présence de cet anneau. Pour tout ruban contenant un fichier à conserver il fallait enlever cet anneau après traitement.

 

Repères de début et fin de bande:

Il y a 2 repères physiques : un "sticker" réfléchissant placé quelques mètres après le début de ruban, côté non magnétisé, sur la droite (BOT), (photo)
 et un en fin de ruban, sur la gauche (EOT).

Il y a un repère logique : le label de début de bande, qui est écrit par le logiciel à l'ouverture du fichier par le programme .
Ce label contient nombre d'informations utiles à la gestion automatique de la "bandothèque". Au montage de la bande sur le dérouleur, il permet aussi au logiciel de donner à l'opérateur l'identification du fichier mis en ligne.
En somme, il joue le même rôle que la piste "VTOC" pour les disques.

Il n'y avait normalement pas plus d'un fichier par bande magnétique, mais un fichier pouvait être multi bobines. Le numéro de suite était évidemment présent dans le label.

Le mode d'enregistrement fut "NRZI".(non return to zero) pour les 556/800 bpi
Le mode "Modulation de phase" permit de plus fortes densité d'enregistrement. .
Le mode "Group code recording" autorisa les 6256 bpi.
 
 
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