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Définition : Poinçonneuse ou Perforatrice ? Le premier terme a
été progressivement remplacé par le second, alors que "perforatrice"
entretient la confusion entre l'opératrice et la machine sur laquelle
elle opère. Toujours est-il que le terme "perforatrice" englobe depuis
les années 70 toutes les machines à perforer des cartes ou autre
support.
La PELEROD de Bull (photo ci-contre) était un poste de
travail destiné à la perforation de cartes 80 col.
A l'aide de cette machine une opératrice pouvait perforer en moyenne 160
caractères par minute.
Comme sa devancière la Peler, elle disposait d'un mouvement de cartes
automatique : introduction et éjection de la carte. Mais la PELER
n'avait qu'un clavier numérique.
L'opérateur (généralement l'opératrice) dispose d'un
clavier alphanumérique type machine à écrire et d'un
clavier numérique. Son plan de travail était ergonomique. De là le
suffixe "OD" : Opératrice Dactylographique.
Comme dans une machine à écrire, des taquets de tabulation pouvaient
être disposés.
La reproduction automatique de valeurs constante est prévue, via une
carte maîtresse qui se déplace avec la carte à perforer en synchronisme
avec elle.
Pour la vérification des cartes déjà perforées, deux machines d'aspect
identique étaient disponibles :
la VIN pour les vérifications uniquement numériques, la VINOD
pour les vérifications numériques et alphabétiques.
Dans toutes ces machines, les dispositifs électro mécaniques étaient
relativement bruyants, ce qui devenait gênant dans les ateliers de
perforation ou de nombreuses machines opéraient.
A titre de comparaison, la photo du dessous est celle d'une
PELER de 1935, sans le capot qui recouvrait normalement les
électroaimants et leurs leviers.
On avait déjà bien un poste de travail "ergonomique", mais il n'y a pas
de clavier alphabétique :
C'est l'opératrice qui devait composer les doubles perforations des
codes alpha. |