
La trieuse de cartes perforées E12 est une variante de la même machine
qui existait depuis 1932, sur un brevet de A. Knutzen, collaborateur puis successeur de F. Bull.
A cette époque, la machine était quasi identique sauf qu'au lieu des
deux compteurs en entrée carte, il y avait un compteur par case de
réception.
La piste d'entraînement des cartes était horizontale, ce qui sera le cas
de toutes les trieuses de sa génération et composée de deux chaînes
(type vélo) parallèles
Elle triait à 400 cartes par minutes.
La machine comportait deux unités de
travail : une unité de lecture qui prenait connaissance,
pour une colonne de carte désignée, de la valeur de
l'indicatif de tri, et une unité de répartition des
cartes qui comportait des cases où aboutissaient les cartes
en fonction de la valeur de l'indicatif décelé.
On choisissait la colonne sur laquelle on voulait trier en déplaçant le
support de la brosse de lecture sur une barre graduée.
Comme toutes les trieuses d'époque, elle ne triait que sur une
perforation, en général celle correspondant à une valeur numérique 0 à
9.
Si par exemple, on triait sur un indicatif de trois chiffres, il fallait
opérer le tri en 3 passages.
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11 |
0 |
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
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0 |
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
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7 |
7 |
A |
B |
C |
D |
E |
F |
G |
H |
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8 |
8 |
J |
K |
L |
M |
N |
P |
Q |
R |
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9 |
9 |
S |
T |
U |
V |
W |
X |
Y |
Z |
Un petit tableau de 12 cavaliers (rouges sur la photo) permettait
d'invalider la lecture d'une ligne, donc d'ignorer une perforation
éventuelle dans cette ligne.
Ce dispositif servait pour réaliser un tri alphabétique :
Si l'indicatif était alphabétique, donc représenté par deux perforation
dans la même colonne, le tri alpha pouvait se résoudre en deux passages
de tri :
en code Bull (AN7), on invalidait d'abord la ligne des 7, ensuite celle
des 8.
Voir tableau de codes Bull AN7.
Par exemple , perfo dans 7 et 3 représentait un E.
Note : Dans le code Bull AN7, le zéro est confondu avec la lettre O, le
un avec la lettre I .
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